28 février 2007
Episode 02
Trois semaines plus tard
Journal télévisé
« A l’heure actuelle, environ 90% de la population de l’Inde a été exterminée par ce que l’on appelle maintenant la guerre bactériologique. Les casques bleus de l’ONU envoyés sur place succombent eux aussi, malgré les précautions prises pour éviter de respirer les gaz contaminés, ce qui porte à croire que les bactéries survivent longtemps à l’air libre et s’infiltre dans les denrées alimentaires et les eaux. La Chine… »
Alyson éteignit la télévision puis rejoignit son mari qui était encore plongé dans ses calculs. Depuis le début de cette guerre, il cherchait désespérément à fabriquer une arme bactériologique, comme les Chinois, mais ses virus n’étaient pas assez résistants. Elle s’approcha de lui et lui caressa les épaules, mais il ne réagit pas : avait-il seulement senti son geste ? Rien n’était moins sûr.
« Hank, je…
- Pas maintenant, Aly, je n’ai pas le temps, je dois trouver.
- Arrête un peu : tu te fatigues trop, tu ne peux plus réfléchir correctement, tu…
- Ferme-la, bordel ! Tu me déconcentres ! La vie des citoyens américains est entre mes mains, tu comprends ça ?
- Les Américains ne sont pas menacés, ils…
- Bien sûr que si, crétine ! Tu crois vraiment que les Chinois vont s’arrêter à l’Inde ? Ils vont passer au Japon, puis à l’Europe, puis quand ils auront fini, ils s’attaqueront à nous : il n’est pas question de les laisser faire. Maintenant, fous-moi la paix. »
Elle s’éloigna un peu, ne sachant plus trop comment réagir : pourquoi était-il aussi agressif envers elle ? Il devenait fou, elle en était sûre, à présent : il ne mangeait plus, ne dormait plus, il ne s’intéressait plus qu’à sa maudite bombe. Il n’était pas comme ça quand elle l’avait rencontrée, six mois plus tôt et qu’elle était tombée amoureuse de son séduisant professeur de biologie et chercheur à ses heures perdues. Evidemment, quand il avait appris qu’elle était enceinte de lui, il n’avait pas été ravi, loin de là, mais il avait assumé et l’avait épousée. Et maintenant ? Son bébé était dans son ventre et son père avait complètement perdu la tête. Quel avenir aurait sa fille ? Il ne semblait pas brillant, pour le moment.
Elle alla se coucher et s’endormit rapidement, mais elle fut réveillée en pleine nuit par Hank qui semblait surexcité.
« Je l’ai, ça y est, je l’ai ! Alyson, je viens de trouver le virus qui va sauver les Etats-Unis ! »
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19 avril 2014
Camp de survivant de Los Angeles.
Alyson ouvrit les yeux et tendit l’oreille : quelqu’un criait. Ca n’avait rien de surprenant dans ce genre d’endroit où ceux qui n’étaient encore pas morts venaient s’entasser. En effet, la guerre s’était éternisée et avait dégénérée : les Chinois avaient détruit le Japon en deux semaines tandis que les Etats-Unis arrivaient avec leur virus. Il tua tous les Chinois, certes, mais se propagea dans toute l’Asie et une partie de l’Europe qui bombarda à son tour l’Amérique en représailles. A présent, partout sur la Terre, tout était détruit, 90% de la population mondiale avait été éradiqués, à coup de virus et de missiles. Même les Etats-Unis avaient été victimes de leur propre bactérie, puisque lors d’un bombardement anglais, un des containers dans lesquels était stoqué l’arme d’Hank avait sauté et beaucoup d’américains avaient péris. Certains avaient survécus, mais personne ne savait pourquoi : peut-être avaient-ils un anticorps particulier qui les empêchait de tomber malade.
Hank…il avait disparu quelques années plus tôt lors d’une mission en Australie, où il avait voulu voir les effets de son virus. La rumeur prétend qu’il l’aurait attrapé et en serait mort. Elle avait été triste, sur le coup, mais, à présent, elle y était totalement indifférente. Elle avait toujours avec elle ce qu’il y avait de plus précieux au monde à ses yeux : ses deux enfants, Oceany et Oliver.
Le cri continua mais il était différent car on aurait dit…de la joie ? Ca semblait impossible, vu les circonstances, et pourtant…
Un homme arriva près d’eux en courant et se mit à crier :
« C’est fini, c’est fini ! Hourra ! La guerre est terminée, on est vivant ! On est vivant ! Merci mon Dieu ! On a survécu, ouais ! »
Oceany qui s’était endormie contre sa mère se redressa lentement et regarda sa mère effarée :
« Maman, tu as entendu ? Tu crois que c’est vrai ?
- Je ne sais pas…prends ton frère, on va voir ce qu’il se passe. »
Oceany prit son petit frère âgé d’un an dans ses bras et suivit sa mère qui se rendit à la tente centrale du camp, qui servait d’infirmerie et de cantine. Le vieux poste radio crachait des mots déformés par le crépitement, mais on en comprenait le sens.
« Citoyen, citoyenne, aujourd’hui est un grand jour : j’ai l’honneur de vous annoncer que tous nos ennemis ont capitulé : la troisième guerre mondiale est terminée, nous avons vaincu. »
Tout le monde se regarda un instant, hébétés, puis tout à coup, ils se mirent à pousser des cris de joie, à pleurer, à sauter dans tous les sens, frénétiques…ils n’y croyaient plus et pourtant, ils allaient enfin pouvoir reprendre une vie tout à fait normale.
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Premier Episode / Episode suivant
Episode 01
Prologue
19 janvier 2005- 8 : 45,a.m(G.M.T)
New Delhi
La foule, le bruit, les odeurs nauséabondes du peuple qui souffre…c’était son quotidien, il y était tellement habitué qu’il ne voyait plus la misère. Pourtant, depuis quelques jours, c’était la panique, les gens fuyaient : ça sentait la guerre. En effet, les affrontements à la frontière indo-pakistanaise continuaient de plus belle et la Chine commençait à pointer le bout de son nez, de l’autre côté, cherchant à les envahir.
Il était médecin dans cette ville depuis dix ans, environ, et il n’avait jamais connu autant de mouvements, il lisait la peur sur le visage des gens et il n’arrivait pas à les rassurer car il craignait ce qui allait se produire.
« Des avions, des avions ! cria un petit garçon en indien, ce qui eut pour effet de créer un mouvement de panique dans la foule.
- Mon Dieu, les Chinois attaquent ! Lança-t-on.
- On va tous mourir ! »
Il sortit dehors pour voir ce qu’il se passait et vit à son tour les avions qui, il en était quasiment sûr, appartenaient à l’armée chinoise : qu’allaient-ils faire ? Il eut de brusques sueurs froides en répondant à sa question : ils allaient sans doute les bombarder, mais avec quoi ? La bombe atomique semblait peu probable : ils voulaient récupérer cette terre, il ne fallait pas la gâcher ; des missiles ? Sans doute. Il fallait se mettre à l’abri, mais il était paralysé par ce spectacle, hypnotisé par le ballet de ces avions.
Soudain, l’un des deux piqua du nez, fonça droit vers eux et rasa le sol en lâchant un étrange gaz jaunâtre ; du napalm ? Non, car il fut abondamment aspergé mais ne se sentit pas brûler. Quoi, alors ? Il toussa un peu d’avoir respiré cette drôle d’arme totalement inefficace et retourna à l’intérieur, pour s’asseoir sur un des lits et retrouver ses esprits ; il se passa la main sur son visage et remarqua quelque chose de bizarre : elle était couverte de kystes plus ou moins gros : il avait la lèpre. Comment était-ce possible ? Il n’avait rien quelques minutes auparavant. Une femme entra à son tour et son visage était déformé par la maladie. Il la connaissait, elle n’avait rien avant l’attaque alors…ce gaz jaune, était-ce des germes de lèpre ? Il regarda sa main et constata avec horreur que tout son corps était déjà recouvert, ce qui était totalement impossible ; quant à la femme, elle poussa un étrange gargouillis, puis s’effondra sur le sol, visiblement morte. Il vérifia son pouls mais c’était inutile, il le savait.
L’air commença à lui manquer, il ne pouvait plus respirer, son corps semblait peser des tonnes, il avait envie de se laisser glisser…ils avaient crée la première arme bactériologique : un concentré de lèpre fulgurante qui ne laisserait rien, ou plutôt personne, sur son passage. Ensuite, comme ils avaient probablement l’antidote, il suffirait de le vaporiser dans l’air et d’attendre, puis la terre serait à eux. Il s’écroula sur le sol, haletant, mais il savait qu’il ne fallait pas lutter, ça ne servait à rien : il était condamné. Il écouta les bruits dehors, des cris d’agonie, mais il y en avait si peu, ils devaient déjà presque tous être morts.
Saloperie de guerre.
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Même jour- 4 : 25 p.m(G.M.T)
Etat major des Etats Unis
Tous le monde était enfin là, réuni autour de la grande table, il était temps de commencer. Le général Cooper s’éclaircit la voix, pour indiquer à ses locuteurs qu’il allait commencer et les prier de faire silence.
« La situation est grave, commença-t-il, sans chercher à mettre les formes. Cette nuit, à 8 h45, heure de Greenwich, soit 3 h45 chez nous, la République de Chine a bombardé New Delhi. Comme vous le savez certainement, ça fait quelques temps qu’il y a des tensions là-bas et nous soupçonnions le gouvernement chinois de vouloir envahir l’Inde, mais maintenant, il n’y a plus de doute à avoir.
- Comment les ont-ils bombardés ?
- J’y viens, j’y viens. Ils n’ont pas utilisé des missiles ordinaires, ni des bombes graphites ni tout ce dont nous nous servions jusque là. D’après un de nos agents qui s’est rendu sur place après l’attaque, il s’agirait d’une bombe… hum…bactériologique. »
Un murmure parcourut l’assistance : personne, à leur connaissance, n’avait réussi un tel exploit…comment les Chinois, qui n’étaient pas parmi les pays les plus riches, ni les plus développés d’un point de vue scientifique avaient-ils réussi à créer cette bombe ?
« D’après notre homme, il n’y aurait plus personne de vivant dans les quartiers populaires de Delhi, ce qui signifie que…cette bombe a à 100% rempli son rôle.
- Qu’allons nous faire ? Nous ne pouvons pas lutter contre eux.
- Nous avons peut-être une solution. Dans ce pays, nous avons les savants les plus brillants et l’un d’eux a peut-être trouvé la solution. Messieurs, je vous présente le Dr Hank Antelwort. »
La porte s’ouvrit et un homme d’une trentaine d’année vêtu d’une blouse blanche fit son entrée. Il ne ressemblait pas vraiment à l’image classique du savant, c’est à dire un vieil homme aux cheveux hirsutes et aux petites lunettes rondes perchées sur le bout de son nez. Antelwort était plutôt le contraire : ses cheveux blonds étaient impeccablement brossés et ses yeux gris qui semblaient briller d’intelligence n’avaient pas besoin de l’aide de lunettes pour voir clair.
« Bonjour, dit-il, je suis le Dr Antelwort ; je suppose que vous êtes au courant pour cette nuit…impressionnant, hein ? D’après ce que j’en sais, tous ces gens sont morts de la lèpre en quelques instants, ce qui, à l’état naturel, est impossible, mais les Chinois ont réussi à créer un nouveau genre de maladie, une lèpre qui se propage incroyablement vite et qui tue sa victime en un temps record.
- Que peut-on faire contre ça ?
- C’est très simple : ils bombardent leur saleté en utilisant des gaz : protégeons-nous avec des combinaisons totalement hermétiques et respirons avec des bouteilles à oxygène. Mais nous devons trouver, nous aussi, une arme similaire, pour rendre la monnaie de leur pièce à ces types.
- Mais l’ONU ne nous autorisera jamais à faire ça : la Chine fait partie du conseil de sécurité et…
- La Chine a-t-elle demandé la permission à l’ONU ? Je ne pense pas, non. C’est la guerre, général, on n’a pas de temps à perdre avec de la paperasse, d’autant plus que l’ONU, tout le monde sait très bien que c’est nous qui la dirigeons comme nous voulons…y a que les Européens pour croire qu’ils ont un pouvoir là-dedans, dit-il avec mépris. Nous sommes sur le point de mettre en place un microbe extrêmement dangereux qui détruira tout sur son passage. Dès que nous aurons enfin fini nos travaux, la guerre stoppera d’elle-même au bout de deux jours, car il n’y aura plus aucun chinois de vivant. »
Recommencement
Je me suis rendue compte hier que je ne publiais pas la bonne version (en gros, une version non corrigée) donc je republie tout depuis le début mais de façon plus rapprochée pour les premiers épisodes.
Etant actuellement en recherche d'emploi active, j'avoue que j'ai pas super le temps de bien m'occuper de ce blog mais je vais faire un effort, promis !
27 février 2007
Qui suis-je ?
Alors pourquoi j’ai crée ce blog ? J’avais commencé à publier sur les vingtenaires ce roman écrit lors de ma prime jeunesse, en 1999. J’avais 19 ans, je venais de quitter le foyer familial pour rentrer à la fac. Au fur et à mesure de mes publications sur les vingtenaires, j’ai modifié le roman, remanié un peu le style… Car il était bien l’œuvre d’une jeune fille de 19 ans et méritait un petit rafraîchissement. Bien sûr, je ne prétendrai pas que ce que je vous livre aujourd’hui est parfait, loin de là. D’ailleurs, si vous voyez des corrections à faire, n’hésitez pas à me le faire savoir (poliment, quand même…)
Alors, comment va fonctionner ce blog ? Pour le moment, on aura :
- le roman en ligne
- des versions alternatives au besoin
- des articles sur le roman
- des articles sur des choses ayant trait à Technopolis, selon mon inspiration (et le temps dont je dispose)
- les petits mots de Léa qui me serviront à faire passer des infos au besoin
Je pense publier deux « épisodes » par semaine, un épisode représentant environ 3 à 4 pages word. Si c’est trop long, je ferai des épisodes plus courts mais plus fréquents, n’hésitez pas à me donner votre avis sur la question.
Welcome home!
Bonjour et bienvenus sur le blog Technopolis.
Ici, je publierai mon roman Technopolis par épisodes, à raison de deux par semaine, je proposerai des versions alternatives si besoin. N'hésitez pas à me donner votre avis!